La douleur change les gens. Ce n’est pas une fatalité.

La douleur change les gens, c’est réel. Et je le vois autour de moi.
Des gens qui étaient chaleureux, engagés, généreux, qui deviennent froids, méfiants, repliés sur eux-mêmes. Pas par choix. Par épuisement.
Le docteur Dirk Van Duppen l’expliquait très bien : l’être humain est profondément un animal social. On est câblé pour le lien, pour la confiance, pour la solidarité. Mais le système dans lequel on vit fabrique exactement l’inverse : compétition permanente, précarité, isolement.
Ce n’est pas de la froideur. C’est une blessure.
Et je refuse de l’accepter comme une fatalité. Parce que ce que le système nous fait subir individuellement, c’est aussi ce qu’il fait subir collectivement. Il désunit pour mieux régner.
Reconnaître ça, c’est la première étape pour résister.