180 ans de train entre Ath et Bruxelles. Ce que l’histoire dit du service public.
En 1847, quand la gare d’Ath a ouvert, il fallait 2h15 pour rejoindre Bruxelles, en passant par Jurbise, dans un wagon à vapeur inconfortable et cher. En 2026, il faut 36 minutes.
Ce bond n’est pas arrivé tout seul. Il est le résultat de choix politiques, d’investissements publics massifs dans les infrastructures, et du travail de générations de cheminots.

Le saut décisif : 1985-1986
Le saut le plus spectaculaire : en moins de deux ans, un nouveau tracé rectiligne et l’électrification de la ligne ont coupé le temps de trajet de moitié. Pas grâce au marché. Grâce à l’État.
Un détail historique rare
C’est sur cette ligne, entre Ath et Denderleeuw, que circulait le dernier train à vapeur commercial de toute la Belgique. Le 20 décembre 1966, la locomotive 29.013 faisait son dernier voyage.
Ce qu’on veut nous faire oublier
Aujourd’hui, on parle de réduire les fréquences, de fermer des guichets, de privatiser des pans entiers du rail. Comme si 180 ans d’histoire ne nous avaient rien appris.
Le service public, ça se construit sur des décennies. Ça se détruit en quelques décisions budgétaires.